Confidence: le succès me donne parfois la nausée !

ll m’arrive une drôle de chose à chaque fois que je « réussis » :
Quand je décroche un nouveau contrat avec un nouveau client, que je vends un programme d’accompagnement sur 6 mois, que je donne une conférence, etc…- je me sens toujours pire après alors que je devrais faire des bonds de joie.
Mon estomac fait des nœuds. Pendant un moment, j’ai même l’impression de ne plus pouvoir respirer. Mon esprit se met à ruminer des idées noires et milles questions m’assaillent.

« Pourquoi quelqu’un te paierait-il ? Tu ne sais pas ce que tu fais. Quelles sont tes références ? »
 Pour qui te prends-tu pour coacher, former les autres ? Tu peines à mettre de l’ordre dans ta vie, mec. »
« Si seulement ils savaient qui tu étaient vraiment, ils courraient dans l’autre sens. »

C’est le syndrome de l’imposteur.  C’est ce que Steven Pressfield, dans La Guerre de l’Art,  appelle la « Résistance »: cette partie inconsciente qui agit contre nos désirs conscients et saborde tout travail.

Heureusement, mes aventures entrepreunariales ne finissent pas aussi mal que prévu. 🙂

En fin de compte, tout s’arrange.
J’ai du succès avec mes clients. Je continue à prendre la parole en public. Mes programmes  de coaching continuent de se vendre, je continue de grandir et je me pousse toujours plus loin franchissant constamment de nouveaux jalons.


Quelle est la différence entre vous et moi ?
Vous ressentez probablement les mêmes sentiments. Sauf que vous êtes peut-être encore coincé sur la ligne de départ. Vous laissez le syndrome de l’imposteur saboter votre vie et votre business ou votre carrière. Vous avez également le sentiment que c’est même parfois inéluctable, n’est-ce pas ?
Je sais de ce que c’est que d’être coincé dans la spirale du doute. Vous vous sentez mal dans votre peau parce que vous doutez de tout et surtout de vous et de vos capacités à ternir vos engagements. Peu à peu vous vous pensez être une personne qui manque de confiance – cela s’infiltre dans votre identité – et vous vous retrouvez avec le syndrome de l’imposteur.
Il doit y avoir un meilleur moyen de briser ce cercle vicieux, non ?

Comment comprendre le syndrome de l’imposteur pour qu’il ne vous saborde pas.

J’ai passé beaucoup de temps à étudier le syndrome de l’imposteur. Voilà maintenant comment je vois les choses.
Le syndrome de l’imposteur n’est pas la même chose que le manque de confiance en soi.  Vous avez vraiment confiance en vous.  Pourquoi cette question?  Parce que vous avez besoin d’un peu de confiance en vous pour pouvoir rêver à tous vos projets, vous avez avez besoin a minima de confiance en soi pour imaginer tout ce que vous avez envie de faire. Il y a une image de vous-même dans votre esprit qui va jusqu’au bout.
Je sais que vous n’avez pas abandonné complètement parce que sinon vous ne seriez pas en train de lire cet article. Les gens qui abandonnent ne sont pas encore à la recherche de solutions.

Vous oui.

Tina Fey décrit parfaitement le fonctionnement du syndrome de l’imposteur : La beauté du syndrome de l’imposteur, c’est que vous vacillez entre l’égoïsme extrême, et un sentiment complet de : Je suis un imposteur ! Oh mon Dieu, ils m’ont repéré ! Je suis un imposteur !

Il suffit donc d’essayer de se laisser aller à l’égomanie quand elle vient et d’en profiter, puis de passer à travers l’idée de la fraude.

Comment je fais pour dépasser ces périodes de doutes ?

Le stoïcisme est une véritable bouée pour moi:  je réussis en surfant sur les vagues de confiance quand ils frappent et en acceptant simplement le syndrome de l’imposteur quand il survient.
Le syndrome de l’imposteur est juste une chose que j’ai au fond de moi. c’est comme une tache de naissance, sans plus.
Ça ne devient un problème que lorsque vous le gonflez hors de proportion.
Ça devient un problème quand on passe de « J’ai le syndrome de l’imposteur » à « Je suis un imposteur ».
Avoir des pensées négatives n’est pas mauvais en soi, (c’est souvent sain), mais transformer des pensées en descriptions de votre caractère détruira votre avenir.


Donc je ne vous ai toujours pas donné de solution….
Comment fait-on  ?

Essayez cette méthode antique pour calmer vos doutes.

La vie sans examen ne vaut pas la peine d’être vécue – Socrate
Permettez-moi de commencer en disant que je n’ai pas guéri du syndrome de l’imposteur. Mais j’ai continué à faire ce que j’avais envie de faire malgré – peut-être même à cause de cela.
Je passe beaucoup de temps à travailler sur mes pensées et j’utilise cette méthode de réflexion pour me sortir des spirales du doute de moi-même. 
Socrate pourrait être considéré comme le maître de la rhétorique 
Sa méthode socratique – un outil de débat – peut être utilisée sur vous-même pour examiner et sonder vos propres croyances.
Utilisons une version épurée, et sans jargon de la méthode. Voilà ce que vous allez faire. Prenez toutes les pensées négatives que vous avez sur vous-même et interrogez-les.
Je vais me servir comme exemple de la prise de parole en public:
« Tu n’es pas capable de prendre la parole en public et de coacher les autres parce que tu n’as pas de succès. »
Tes clients ne t’ont-ils pas dit qu’ils ont tiré un grand profit de travailler avec vous ?  Les personnes que vous accompagnez ne vous ont-ils pas contacté pour vous raconter leurs réussites ?
« Eh bien… oui… mais mes conférences ne rassemblent pas 10,000 personnes, comment puis-je coacher des personnes à la prise de parole en public si je n’ai pas les meilleures références ? »
Est-ce que donner des conférences devant 10,000 personnes est norme objective pour juger de l’aptitude à captiver un auditoire lorsqu’on donne une conférence ?
« Eh bien… non… mais je n’ai pas encore eu autant de succès, pourquoi devrais-je essayer d’aider les autres ? »
Vous avez publié une centaine de conférences, plusieurs centaines de personnes ont assisté à vos évènements.
Tu as donné une conférence, tu aimes le faire, tu es même plutôt à l’aise dans cet exercice.  Peut-on estimer que tu vis une vie à laquelle tes clients et ton public aspirent ?
« Ok oui…Je suppose que tu as raison. »
Oui, j’ai raison, et par cette logique, je suis venu à la conclusion que ton affirmation de départ est fausse…
Après m’être calmé, j’utilise mon doute comme carburant pour aller continuer à aller de l’avant.


Le syndrome de l’imposteur peut être votre allié.
Comme je veux obtenir les meilleurs résultats pour mes clients (et que je crains secrètement qu’ils me remettent en question), je fait des efforts supplémentaires pour m’assurer qu’ils réussissent.
Pareil pour mes prises de paroles en public. J’étudie toujours des techniques pour être plus chaleureux, persuasif, plus engageant.
Ma paranoïa me pousse. Elle peut vous pousser aussi….si vous ne la laissez pas tomber dans le perfectionnisme et la paralysie d’analyse
Comment éviter de tomber dans le piège du perfectionnisme ?
Vous devez trouver un moyen métaphoriquement parlant de « vous mettre un flingue sur la tempe ».  Je ne veux pas être brutal, mais vous devez trouver un moyen de faire en sorte que faire marche arrière soit vraiment douloureux et embarrassant au point où faire la chose est moins douloureux que de ne pas la faire.
C’est comme ça que j’opère parfois pour mes discours Toastmasters. Je me suis engagé pour faire un discours. Plusieurs personnes ont donc été désignés pour présenter leur discours également ce soir-là. Le soir de l’événement, je voulais me retirer, mais c’était un événement important. Le club comptait sur moi.
Il n’y avait pas d’issue.
Résultat des courses, j’ai gagné un prix de meilleurs discours de la soirée !
A l’armée, ils ont une super citation pour ça : « Prêt, feu, visez ! »
Ne visez pas. Il suffit de tirer.
Le fait que je travaille dur, que je me prépare trop et que je m’engage à respecter des engagements,  me donne quelque chose de très utile – des preuves.
Éventuellement, si vous obtenez un peu d’inertie et que vous commencez à atteindre certains objectifs, vous aurez de plus en plus de « preuves » que vous n’êtes pas un imposteur.
Vous ne guérirez pas complètement votre syndrome de l’imposteur, mais vous aurez plus de d’éléments lorsque vous serez en périodes de doute.
Une autre technique que vous pouvez utiliser en plus de vos arguments fondés sur des preuves est de vous dire la chose suivante:
Cela serait pire si tu n’avais pas le syndrome de l’imposteur.

Vous savez qui n’a pas le syndrome de l’imposteur ?
Des faussaires, des escrocs, des arnaqueurs et des charlatans… Les psychopathes ne l’ont pas non plus. Les gens qui font un travail pour lequel ils sont surqualifiés ne l’ont pas. Les gens qui ont beaucoup trop confiance en eux au point de se faire des illusions n’en ont pas.
Comme l’ont souligné de nombreuses personnes qui ont réussi, la peur est le signal qui vous dit que vous êtes sur la bonne voie. Si vous sentez que vous n’êtes pas assez crédible et qualifié pour quelque chose, cela signifie que vous faites quelque chose qui en vaut la peine.
Sans le syndrome de l’imposteur, vous êtes soit une anomalie qui se sent en sécurité à 100 % ou vous êtes résigné dans ce que vous faites.
Même si je déteste ressentir le doute et la peur, l’exaltation de surmonter ces émotions me fait ressentir des sensations encore plus fortes.   Ce qui est formidable mais n’a pas d’importance, car il ne s’agit pas que de moi.

Reprenez-vous en main ! Votre petit jeu ne sert pas le monde qui nous entoure. « Notre peur la plus profonde n’est pas de ne pas être à la hauteur; notre peur la plus profonde est que nous sommes puissants au delà de toute limite. C’est notre propre lumière et non pas notre obscurité qui nous effraie le plus. » – Marianne Williamson

Nous sommes tellement devenus égoïstes. On est tellement absorbés par nous-mêmes. Constamment. Moi, moi, moi.
Nous sommes à la fois arrogants et gênés. Comment est-ce que ça marche ?
En fin de compte, vous avez plus de gens à servir que vous-même.


Conclusion
Il n’y a rien de vertueux à plier sous le poids du doute.  Vous pouvez essayer de l’expliquer et vous dire que vous fuyez vos rêves pour des raisons de sécurité.  Vous mentez et vous vous mentez.
Vous disposez de beaucoup de temps pour faire ce que vous aimez mais vous êtes peu enclin à prendre des risques.
En ce qui me concerne, Je me sens assez audacieux pour l’affirmer parce que je ne suis qu’un type normal. Je sais que je n’ai rien de spécial, ce qui signifie que mes sentiments doivent être communs à beaucoup de monde. J’ai une peur bleue d’une vie bien vécue, mais j’en ai désespérément envie en même temps.
La plupart d’entre nous ressentent la même chose.
Je viens de prendre la décision de m’imprégner de ce doute de façon permanente et d’y aller. Pourquoi pas ? Qu’est-ce que j’ai à perdre ?
Je ne me suis pas sentie à l’aise ou en sécurité depuis longtemps. Ma zone de confort a disparu. Je n’en ai pas.
J’essaie de donner plus. Je sais que quelque part quelqu’un a besoin de moi.
Quelqu’un a besoin de vous aussi.
C’est peut-être de la plus petite façon. Peut-être qu’une seule personne a besoin de votre aide.
Donnez-la-leur.
Ecoutez, je sais que parfois l’auto-amélioration vous fait vous sentir mal dans votre peau. Ce n’est pas le but de ce article. Le but est de vous amener à regarder ce que vous faites et à décider si vous allez laisser la peur être votre amie ou votre ennemie.
J’ai examiné ma relation avec la peur à maintes reprises – tout en faisant des progrès dans ma vie.
Je suis toujours là, effrayé à mort et très confiant en même temps. Je n’essaie pas non plus de résoudre le paradoxe. Je vis du mieux que je peux.
C’est tout ce que vous pouvez faire aussi.

Pour aller plus loin, prenez un rdv téléphonique avec moi, ici. C’est sans engagement. Donc, quelle est votre excuse pour ne pas profiter de 30 mn de coaching ?